L’âge de toutes les expériences et de tous les défis

Publié le par 100 idées

couv collège BQ

 

 

À l’âge du collège, à l’âge de l’adolescence, nos enfants
se pensent immortels, ils sont prêts à tout essayer, à tout
affronter pour s’affirmer, pour montrer qu’ils sont maîtres de
leur vie, pour faire comme les autres, pour faire mieux que
les autres. Ils sont prêts à tenter toutes les expériences car
ils savent tout mieux que ceux qui peuvent leur donner des
conseils ou les mettre en garde contre les dangers.
Ce n’est pas une raison pour baisser les bras : on peut
espérer qu’il restera quelque chose de tous nos avertissements
répétés à toutes occasions. C’est notre travail de parents de
continuer à faire ces mises en garde.
D’autant que l’enfant du collège ne veut pas se singulariser :
il veut au contraire être comme les autres, et si les autres font
des bêtises, il les fera aussi pour être comme eux.
Cependant, n’en faisons pas une généralité : tout dépendra
de la personnalité de votre enfant, de l’éducation qu’il aura
reçue, des rapports qu’il a avec vous, du dialogue que vous
avez su jusqu’ici entretenir sans tabou, sans précautions
particulières du genre « Il est trop petit pour que je lui parle
de cela ».
C’est donc dès l’entrée en 6e qu’il faudra aborder avec
lui les problèmes de la cigarette, de la drogue, de l’alcool,
des relations amoureuses, des « jeux » idiots et dangereux,
voire mortels, du racket, de la bande… d’autant que les plus
grands (ceux de 4e ou de 3e) sont tout prêts à montrer aux
petits comment on peut devenir grand.
Et puis, si un jour vous constatez que votre enfant s’est
fourvoyé, qu’il a suivi les autres pour faire comme eux, ce
ne sera pas le moment de lui dire « Je te l’avais bien dit,
je t’avais prévenu, maintenant débrouille toi ». C’est alors
qu’il aura besoin de vous pour le sortir de ce bourbier dans

lequel il patauge. À vous de trouver les mots, d’imaginer
comment vous pouvez intervenir sans le mettre en porte-àfaux
par rapport à ses copains. Ce n’est pas facile, et il n’y
a pas de remède miracle. Chacun devra trouver au fond de
lui-même les paroles, les moyens à utiliser… en sachant que
chaque intervention sera un coup de poker. Vous réussirez
ou vous perdrez, et cette réussite elle-même pourra n’être
que momentanée et partielle.
Ne vous découragez pas. Votre enfant attend ces réactions
de votre part, même si, violemment, il vous affirme le
contraire. Il est en train de se construire, de vouloir prendre
son autonomie mais sans vous le dire, il sait bien qu’il a
besoin de vous pour le faire tenir sur ses pattes.

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